Mila 18

série: Uris Leon
éditeur: Laffont
auteur: Uris Léon
classement: biblio2B
année: 1961
format: broché, avec jaquette
état: BE
valeur: 4 €
critère: **
remarques: Mila 18
le récit du soulèvement juif
de Varsovie 1943

Mila 18 est un roman historique de Leon Uris
se déroulant dans la commune de Varsovie,
occupée par les allemands, en Pologne, avant
et pendant la seconde guerre mondiale,
l'ouvrage de Leon Uris, se basant sur des
faits réels, couvre l'occupation nazie de la
Pologne ainsi que les atrocités de
systématiquement déshumaniser et éliminer
le peuple juif de Pologne,

le nom Mila 18 est pris dans le bunker du
quartier général des résistants juifs en-
dessous du bâtiment à Miła 18 (18, rue Miła),
le terme ghetto prend un sens plus clair
lorsque les chefs juifs courageux combattent
une bataille perdante contre non seulement
les nazis et leurs partisans, mais également
les profiteurs ainsi que les collaborateurs
parmi eux,
finalement, lorsque le ghetto est réduit en
ruines, une poignée d'individus courageux
armés et sans aide extérieure, prennent le
commandement de la défense du ghetto, forment
une armée de fortune et tiennent bon


première partie:
à la tombée du jour

- septembre 1929, la Pologne avec 3,5 millions
de juifs et 1 million d'allemands est envahie
par la Wehrmacht en un mois
>> p. 78 l'histoire du peuple juif en Pologne
>> p. 118 le combat entre les blindés allemands
et la cavalerie polonaise, la Blitzkrieg,
la mise à mort de la Pologne
>> p. 144 l'échange de blessés polonais
(mutilés) avec des prisonniers allemands
en bonne santé (10 contre 1)


deuxième partie: le crépuscule

- le 27.9.1939 Varsovie capitule
>> p. 154 Rudolphe (pas Rudolf) Schreiker,
commissaire de Varsovie
>> p. 188 création de la société des orphelins
et d'entraide qui recevait au début des
fonds américains, puis via la Suisse
>> p. 311 pour reconnaître un juif, un moyen
infaillible: la circoncision
>> p. 343 le groupe Androfski reçoit enfin
l'autorisation d'acheter des armes pour
les juifs du ghetto

>> p. 351 les Einsatzgruppen SS:
a) Franz Stahlecker, Baltique et Leningrad
b) Artur Nebe, Russie Blanche
c) Otto Rasch, Kiev, Babi-Yar
d) Otto Ohlendorf, Russie centrale

n.b. Odilo Globocnik (1904-1945) est
un criminel génocidaire nazi, autrichien,
puis allemand, qui atteint le grade de
SS-Gruppenführer und Generalleutnant der Polizei,
il est SS- und Polizeiführer (SSPf)
du district de Lublin (frontière avec
l'Ukraine, en son temps avec l'URSS)
où il joue un rôle essentiel dans
l'extermination des Juifs polonais
et la création des centres
d'extermination nazis,
durant l'été 1943, il est muté à Trieste
à la limite de l’Istrie, zone
particulièrement dangereuse en raison des
durs combats avec les partisans yougoslaves,
en fuite à la fin de la guerre, il est
retrouvé rapidement par les troupes
britanniques, à la suite de quoi il se suicide


troisème partie: les ténèbres

>> p. 381 critique de l'église catholique
et de la Suisse qui ne veut pas se fâcher
avec l'Allemagne nazie
>> p. 435 le camp d'extermination de Auschwitz
>> p. 439 l'appel à la révolte
>> p. 444 la ville souterraine sous
le ghetto de Varsovie
>> p. 463 on apprend que les camps de travail
sont en fait des camps d'extermination

- le 16.9.1942 le ghetto qui avait contenu
600'000 personnes était tombé à moins de
50'000 juifs encore vivants


quatrième partie: l'aube

- 2.2.1943 l'étoile de David flotte au-dessus
du ghetto de Varsovie dont la capitale est
le bunker de Mila 18
>> p. 550 les résistants portant des bottes,
ce qui relevait le moral car seulement
le soldat allemand portait des bottes

>>p. 610 fin avril 1943 pour la deuxième fois,
les troupes SS avec leurs chars avaient
été chassés du ghetto
- pour en finir, ce furent les bombardiers
et l'artillerie qui détruisirent le ghetto

- les combats pour le ghetto avait duré
du 19 avril 1943 au 16 mai 1943, il avait
coûté 35'000 prisonniers, 18'000 morts et
612 bunkers détruits

- après une dernière offensive de diversion
et après 42 jours de lutte (autant que la
campagne de Pologne), seuls 16 juifs réussirent
à quitter le guetto y compris un journaliste
dont les écrits confirmèrent que les juifs
avaient vengé leur honneur en tant que peuple

>>> un roman poignant sur le soulèvement
des juifs à Varsovie, un peu long à se mettre
en marche, mais avec des témoignages émouvants
basés sur des faits réels

annexes
- couvertures de livres
- plan du ghetto
- diverses photos


Information

1/ Les fils de Bathyra (Bnei Bathyra)
les Bnei Bathyra (ou les Enfants de Bathyra)
forment une célèbre famille de sages juifs et
d'autorités religieuses de l'Antiquité,
ils ont dirigé le Sanhédrin à Jérusalem
à la fin du Ier siècle AC avant de céder
volontairement leur place au célèbre sage
Hillel,
leur nom provient de la ville fortifiée de
Bathyra, située en Transjordanie, qui avait
été fondée par des Juifs venus de Babylone.

2/ les Boéthusiens
les Boéthusiens (Baitôsîm en hébreu)
constituent un mouvement religieux juif
de l'époque du Second Temple,
très proches des Sadducéens et issus de la
classe sacerdotale (les grands prêtres),
ils sont fréquemment mentionnés dans la
littérature rabbinique et le Talmud pour
leurs divergences doctrinales avec les Pharisiens

l'organisation juive de combat naît au cœur
de la grande déportation de juillet 1942,
c'est la principale organisation de
résistance juive, elle se manifeste une
première fois le 18 janvier 1943,
le soulèvement commence le 19 avril 1943,
veille de Pessa'h, la Pâque juive,
en réponse à une dernière grande rafle
organisée par les nazis,
destinée à liquider le ghetto des quarante à
cinquante mille Juifs restant en les
déportant dans les différents camps, et
principalement au camp d'extermination de
Treblinka, cette rafle se heurte à
l'opposition armée juive au grand étonnement
des nazis,
l'organisation juive de combat - qui
rassemble les communistes, les bundistes
et plusieurs courants du sionisme - comporte
de 600 à 700 insurgés, tandis que
l'organisation de droite AMJ, proche du
Betar, en compte une centaine,

ce combat sans espoir "pour votre liberté et
pour la nôtre" s'achève le 16 mai, un mois
après son déclenchement, avec la destruction
de la grande synagogue de Varsovie,
après cette date, des combats sporadiques ont
encore lieu dans le ghetto en ruines

l'impact psychologique de l'insurrection du
ghetto de Varsovie fut très important,
la résistance fut plus forte que prévu par
les nazis, même si l'issue était certaine
vu le déséquilibre des forces

"nous ne voulons pas sauver notre vie,
personne ne sortira vivant d'ici,
nous voulons sauver la dignité humaine"

en 1939, il y a 1 300 000 habitants
à Varsovie, dont 400 000 Juifs,
superficie du ghetto = 300 hectares = 3 km2,
128'000 habitants par km2 = env. 5%
de la ville de Varsovie

couvertures:
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