| série: | Suisse (Jura) |
| éditeur: | Le Pays |
| auteur: | Gigon Emile |
| classement: | biblio306 |
| année: | 1979 |
| format: | broché |
| état: | TBE |
| valeur: | 20 € |
| critère: | ** |
| remarques: | biographie de l'abbé Paul Beuret, le célèbre curé des Breuleux, 1851-1938 dont le portrait fait croire au visage d'un bandit calabrais, il buvait sec mais ne dépassait jamais la côte d'alerte avec Gilberte de Courgenay, le curé Beuret fait partie des grandes figures du patrimoire jurassien 1/ la famille Beuret Paul Beuret, fils d'un éleveur, originaire du Bémont, études (St-Hippolyte 1864-1867, Mariahilf à Schwyz 1869, pères jésuites à l'université d'Innsbruck 1870), par certaines connaissances, Beuret reçoit des informations élémentaires dans la communication, l'architecture et les transports, il est ordonné prêtre en 1874 à Fribourg >> p. 29 la passion d'Oberammergau n.b. pièce de théâtre religieuse majeure jouée tous les dix ans par les habitants du village d'Oberammergau en Bavière prêtrise temporaire à Fribourg, le curé se lance aussi dans la politique religieuse et est confronté au Kulturkampf de Bismarck >> p. 23 les frères Baume des Envers, mécaniciens qui fondèrent une fabrique de pivots pour l'horlogerie 2/ Sonderbund et Kulturkampf les radicaux deviennent le parti d'opposition au clergé, expulsion des jésuites de Suisse en 1847, 1848 constitution fédérale >> p. 39 1870 bulle de l'infaillibilité du pape n.b. dogme pour qu'elle ne se trompe jamais sur les vérités nécessaires au salut, à condition qu'il s'exprime ex cathedra, c'est- à-dire en vertu de son autorité suprême de chef de l'Église catholique, pour définir qu'une doctrine en matière de foi ou de morale doit être tenue pour vraie. 1874, occupation militaire du Jura pour imposer les nouveaux curés de l'état 1884 les prêtres révoqués sont de nouveau éligibles par les paroisses jurassiennes mais en 1874 suite aux révocations, le curé Beuret donne sa première messe dans la grange de la maison où il était né, retour clandestin et temporaire aux Franches Montagnes 3/ Paul Beuret, curé des Breuleux le 31.10.1880 Beuret est élu curé des Breuleux, il y restera 58 ans et reçoit à nouveau la cure comme domicile l'église St-Joseph des Breuleux est côtée parmi les plus belles du Jura et l'hôtel du Sapin devient le deuxième domicile du curé Beuret >> p. 70/71 description de l'hôtel du Sapin le bâtiment de l'école primaire des Breuleux dont les plans furent établis par le curé Beuret >> p. 67 description du village des Breuleux dont la fondation remonte à 1661 et qui faisait alors partie de la paroisse de Montfaucon, la seule des Franche-Montagnes au XVème siècle >> p. 67 la place du curé à l'hôtel du Sapin, exploité par la famille Jeandupeux, Jules père et Robert fils 4/ le ministère du curé Beuret il était perspicace (intelligence pénétrante) mais aussi autoritaire, il n'avait pas le tempérament d'un cénobite (= moine ou religieux qui vit en communauté dans un monastère, selon une règle commune), il ne voulait pas de vicaire chez lui, il voulait être seigneur dans son royaume >> p. 93 les confessions avec le curé Beuret, en hiver l'eau gelait dans les bénitiers, il fallait être riche pour faire des péchés mortels, ses sermons étaient vivant et instructifs, il ne fallait pas parler de suffragettes (militantes féministes) au curé Beuret tel le bon pasteur, il connaissait tous ses brebis, ses ouailles avec un collègue, il fonde l'orphelinat des Côtes au Noirmont, il s'occupait des malades, mais ne faisait pas de miracles, il tolérait et respectait les autres religions ou mouvements n.b. une bière à 15 centimes en 1900 5/ l'homme de science >> p. 118 le problème de l'eau dans les Franche-Montagnes, région favorisée en 1384 par le prince-évêque de Bâle pour promouvoir par une lettre de franchise le peuplement du plateau montagnard Beuret était captivé par l'évolution des découvertes de la science les défricheurs du plateau franc-montagnard ne disposait pas de source et donc d'eau courante, au lieu de fontaine, on devait se satisfaire de citernes d'eau de pluie il fallait pour l'avenir de la population doté le village des Breuleux d'un réseau d'alimentation en eau potable le curé Beuret s'intéressait alors au début de l'électricité, création de l'usine électrique de la Goule en 1894 ce qui permettait de refouler l'eau d'une source à Muriaux jusqu'au Roselet ce qui alimentait le village des Breuleux en 1919, mais à partir de 1956 un nouveau réseau d'eau pour tout le plateau montagnard pu provenir de la nappe phréatique de Cortébert >> p. 124 l'afflux de l'horlogerie change l'aspect des villages de la Montagne, il fallait de la lumière d'où un nombre accru de fenêtres dans les bâtiments et le curé Beuret mist ses connaissances en architecture au profit de ses paroissiens son bplus beau travail d'architecture fut l'école primaire des Breuleux dont il en dressa les plans en 1884 en 1871 invention de la première dynamo industrielle et en actionnant cette dynamo au moyen d'une turbine hydraulique, on obtenait une centrale électrique dont le courant faisait tourner les moteurs et créer de la lumière dès 1878 le curé Beuret était actionnaire de la société des Forces électriques de la Goule en 1865 et 1870, projet d'une ligne ferroviaire entre Bâle et la Chaux-de-Fonds, cité horlogère de 25'000 habitants, ce projet n'aboutira pas, nouveau projet entre Tramelan, St-Imier et les Breuleux jusqu'à Saignelégier bien que les relations entre St-Imier et les Breuleux avaient des liens très étroits ce fut la ligne Saignelégier - Chaux-de-Fonds qui obtint la concession, puis un peu plus tard il y eut la jonction Saignelégier avec Tramelan et Tavannes via Les Breuleux, en 1924 début de la ligne Saignelégier - Glovelier à traction électrique le TBN (Tramelan, Breuleux, Noirmont) fut en grande partie l'oeuvre du curé Beuret 1895 début des fabricants de boîtiers de montre 6/ anecdotes les salaires des curés en Franche-Montagne étaient beaucoup payés en nature, les cures possédaient donc des étables et écuries, le curé Beuret aimait particulièrement les chevaux et il aimait aussi chanter en 1867, fondation de la fanfare des Breuleux >> p. 187 à la science qui démolit tout sauf le curé Beuret qui utilisait beaucoup la science >> p. 188 sache que celui qui mange du curé en crève, avertissement donné à Achille Rossé, instituteur au Noirmont >> p. 193 description du cyclone du 12.6.1926 qui anéantit entre autre la belle forêt devant Les Breuleux-Les Fonges >> p. 214 la vieille coutume des "B'niessons", réjouissances tant religieuses que profanes pour célébrer l'anniversaire de l'église dédiée à Saint-Joseph, patron de la paroisse >> p. 215 les banquets dans les cures >> p. 218 le curé Beuret aimait fumer le cigare >> p. 219 Hitler dans les années 1933 l'épouvantait et l'indolence de la France l'affligeait >> p. 220 l'origine de la nomination du village des Pommerats, connu pour ses belles pommes >> p. 222 un curé de haut de taille qui s'en allait clopin-clopant (il boitait suite à une mauvaise fracture) et marchait avec une canne qu'il appelait son épine, il ponctuait souvent ses affirmations par son mot d'ordre "Fertig Fritz" (fix-fertig?) car le curé Beuret maîtrisait très bien l'allemand et le suisse-allemand >> p. 233 l'abbé Monin fut le successeur du curé Beuret, mais en 1937 Monin fut nommé curé de Saignelégier et c'est l'abbé Berberat qui le remplaça >> p. 233 description du bâtiment la Caserne, propriété par don du curé Beuret >> p. 235 à sa mort, le curé Beuret reçu la bénédiction de Pie XI >> p. 244 la tombe du curé Beuret situé à l'église des Breuleux à gauche de l'entrée latérale, le village porte une rue au nom du curé Beuret (la rue qui descend de la caserne) >> un curé quelque peu original et qui ne mâchait pas ses mots un livre intéressant avec de nombreuses anecdotes, peut'être pas toujours ad hoc vocabulaire - éthéré = ce qui est extrêmement léger, pur, impalpable, ou qui semble appartenir aux espaces célestes - mandement = ordre écrit émis par une autorité officielle (religieuse, politique ou judiciaire annexes - couverture du livre - portraits du curé Beuret - paturages et l'hôtel du Sapin information les Franches-Montagnes se situent entre le canyon resserré du Doubs et le Vallon de Saint-Imier, là où les chaînons successifs du Jura perdent progressivement de l'altitude en allant vers l'ouest, elles forment, à l'altitude de 1000 à 1100 mètres, un plateau de 200 kilomètres carrés l'érosion, très avancée, a nivelé montagnes et vallées jusqu'à les rendre difficilement repérables, les rides allongées émergeant ici ou là ne sont pas des plis, mais seulement les restes plus résistants de couches calcaires non encore aplanies malgré des précipitations atteignant 100 à 110 centimètres, la contrée est pauvre en cours d'eau, les emposieux et les dolines, souvent disposés en alignement, les entonnoirs où s'engouffrent les eaux sont fréquents, pourtant, de nombreuses cuvettes tapissées d'argile imperméable dissimulent de petits lacs ou étangs dont les eaux s'écoulent et disparaissent dans les profondeurs en des endroits généralement connus, iI en est ainsi pour l'Étang de la Gruère, ses eaux, mêlées aux eaux d'infiltration de la région, réapparaissent 16 heures plus tard et 4 kilomètres plus loin, à Tramelan, sous forme de résurgence, le climat du haut plateau est rude, les hivers sont longs et la période de végétation estivale ne dure que quatre à cinq mois, les conditions expliquent pourquoi l'occupation principale des habitants est l'élevage du bétail et l'horlogerie le blason du district des Franches-Montagnes est aussi celui de la commune de Saignelégier, il est d'or, avec un miroir d'argent bordé de sable, placé sur 6 montagnes de gueules posées 3 sur 3, il s'agit des armoiries parlantes des nobles de Spiegelberg (miroir, montagne) dont les restes du château sont encore visibles sur l'arête du Rocher des Sommêtres, situé sur la frontière communale entre les communes de Muriaux et du Noirmont le nom de Franches Montagnes des Bois, Freiberg en allemand, date d'une charte du 17 novembre 1384 par laquelle le Prince Évêque de Bâle Imer von Ramstein accorda une franchise totale d'impôts à ses vassaux de Spiegelberg, seigneurs de Muriaux, pour leur fief alors relativement pauvre et désertique, le nom de Franche-Comté est contemporain |
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